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Mobilisons-nous

Lundi 2 janvier 2006

Tous ensemble pour le retrait du Contrat Première Embauche

 

le 7 février 2006

 

Après le Contrat Nouvelles Embauches passé à la hussarde en plein mois d’août, le gouvernement bouleverse son calendrier pour, dans l’urgence, au mépris de toute concertation, imposer le Cpe pendant les vacances scolaires.

 La Cgt se réjouit de la réaction immédiate des organisations étudiantes et lycéennes et des organisations syndicales de salariés contre ce projet et de l’appel commun à la mobilisation le 7 février pour le retrait du Cpe.

 Le Cpe aggrave et généralise la fragilisation des jeunes dans l’emploi

 Il ne réduit pas la précarité. Il s’ajoute à la multitude de contrats précaires existants. Comme dans le Contrat nouvelles embauches, pendant deux ans, le jeune pourra être licencié au gré de l’employeur sans justification. Et comment exiger son dû en matière de salaire, de durée du travail, de conditions de travail quand l’épée de Damoclès du licenciement menace à tout moment ? Comment se syndiquer ? L’accès au Contrat à durée indéterminée restera pour beaucoup un mirage, l’employeur aura tout le loisir de licencier les jeunes 24 ou 48 heures avant l'expiration des deux ans. Le Cpe, c’est pour les employeurs un formidable effet d’aubaine, le Medef demande déjà au gouvernement de généraliser ce type de contrat qui prive les salariés de toute protection contre les licenciements, qui exonère les entreprises de leurs responsabilités sociales et fait du travail une marchandise.

 Une véritable Sécurité sociale professionnelle : pour l’avenir des jeunes

La déréglementation du droit du travail à l’œuvre depuis vingt ans étend les emplois toujours plus flexibles, toujours plus précaires, toujours plus mal payés. Des études démontrent que l’insertion dans l’emploi ne se fait pas par l’emploi précaire. Débuter la vie active dans un emploi déclassé cantonne souvent le salarié à vie dans ce type d’emploi. Ce n’est pas le contrat qui crée l’emploi. Le statut d’emploi des jeunes, très flexible et précaire, ne diminue en rien le taux de chômage des jeunes, deux fois supérieur à celui des autres salariés. Ce n’est pas en ajoutant de la flexibilité à la flexibilité qu’on diminuera le chômage mais, au contraire, en créant une véritable Sécurité sociale professionnelle. La Cgt propose de sécuriser les parcours professionnels et de vie en assurant aux salariés, de la sortie de l’école jusqu’à la retraite, le droit à l’emploi stable, à la progression de salaire et de qualification, à l’accès à la formation, même s’il y a suppression d’emploi ou mobilité.

L’aspiration des jeunes à construire leur avenir, une vie digne et libre, à faire des projets, est une chance pour notre pays. La Cgt a choisi son camp, elle est à leur côté.

Elle appelle les salariés à se saisir de tous les rendez-vous d’action professionnels et interprofessionnels, notamment le 31 janvier, jour de l’ouverture du débat à l’Assemblée nationale, pour défendre leur revendication sur l’emploi, les salaires et les conditions de travail, pour préparer une puissante mobilisation le 7 février pour le retrait du Contrat première embauche.

Tract de la CGT du 25-01-2006.

Par Hugues
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Mercredi 11 janvier 2006

 La CGT veut faire du mardi 31 janvier 2006 une journée de mobilisation et d'expression revendicative interprofessionnelle.
La Cgt invite l’ensemble des salariés à se rassembler pour :

- Se réunir, discuter de ce que nous voulons voir changer et obtenir.
- Définir ensemble les revendications sur lesquelles exiger des Négociations Annuelles Obligatoires,  notamment en matière de salaire et d’égalité professionnelle.
- Faire converger nos ripostes aux privatisations, à la mise en cause d’acquis sociaux et nos luttes pour l’avenir du service public, pour le développement industriel et le renouveau des conventions collectives.

Lire le tract

Par Regard
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Lundi 23 janvier 2006
La directive Bolkestein n'est pas morte !
 
Communiqué de presse de la CES:
La Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une grande manifestation liée à la directive Services, le 14 février 2006 à Strasbourg. 
Le Parlement européen, réuni en session plénière, débattra et votera la proposition de directive au même moment. Le mouvement syndical européen estime qu’il est très important de se mobiliser pour faire entendre sa voix sur les enjeux cruciaux suivants :
* exclure de la directive, le droit du travail y compris les conventions collectives,
* exclure les services d’intérêt général
* attaquer le principe du pays d’origine dans ce projet de directive.
Notre priorité est d’organiser une manifestation d’envergure et représentative à Strasbourg le 14 février. Dans ce but, il serait utile que nos affiliés organisent des activités dans leur pays en vue d’informer les citoyens sur les conséquences qu’aurait cette directive, au moyen de réunions, de conférences, de manifestations et d’activités médias.
La CES veut une Europe sociale plus forte, un meilleur modèle social européen et certainement pas cette directive Bolkestein !
 

Signalons : Du côté français, la CGT, la CFDT, la CFTC et l'UNSA appellent à particper à la manifestation du 14 février 2006.

 

Pour en savoir plus sur la directive bolkestein, cliquer ici.

Dossier très complet, en cliquant là.

Par Hugues
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Samedi 29 avril 2006

 

Fête du travail ou Journée internationale des travailleurs ?  

Petit aperçu historique

1889. La IIe international, réunie à Paris. Il est alors décider de faire du 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures. La journée internationale des travailleurs est née.

1890. Premier ler mai en France. A Paris les guesdistes organisent une « mise en demeure » auprès des élus. Les guesdistes sont les disciples de Jules Guesde, le vulgarisateur du marxisme en France.

1891. À l'occasion du 1er mai, de graves incidents advenus à Fourmies se soldent par la mort de dix manifestants dont quatre femmes et un enfant, victimes des forces de l'ordre.

1906. A partir de 1901, la CGT affirme sa suprématie le premier mai. En 1904, son 7e congrès lui donne mandat « d'organiser une agitation intense et grandissante à l'effet que le 1er mai 1906, les travailleurs cessent d'eux même de travailler plus de huit heures ». La journée devient l'expression la meilleure de la « Grève générale » dont la confédération se réclame.

1919.  Ce premier 1er mai depuis la guerre 1914-118 a été précédé par une loi qui limite à 8 heures la journée de travail. Ce premier mai connaît la plus importante mobilisation de masse jamais réalisée depuis sa création. A Paris, de violents incidents se soldent par trois morts.

1937. Ce premier mai coïncide à quelques jours près avec le premier anniversaire de l'arrivé au pouvoir du Front populaire. Il revêt des allures de fête de souveraineté et réunit plus de manifestants qu'en 1919.

1941. le Maréchal Pétain institue une « fête du Travail » à la date du premier mai. La fête est légale et chômée.

1942. Le 1er mai 1942, les diverses composantes de la Résistance organisent des « manifestations patriotiques » d'ampleur et aux conséquences effectives pour le développement des combats.

1945. La CFTC refuse de participer au cortèges du premier mai à l'appel de la CGT. Elle cesse du moins d'organiser sa propre fête du travail le jour de l'Ascension et organise pour la première fois un meeting le premier mai.

1948. Le général de Gaulle organise la fête du RPF le 1er mai pour redonner à cette journée  « monopolisée par les séparatistes [la CGT] ce caractère de fête nationale qu'il lui avait conféré le 1er  mai 1942 ». La CGT-FO et la CGT manifestent en ordre dispersé.

1968. Ce premier mai qui précède de quelques jours les « événements de mai » atteint une ampleur jamais vu depuis la Libération. A Paris, la CGT renoue avec un défilé dans les rues pour la première fois depuis 1953.

1970. la CFDT défile pour la première fois aux côtés de la CGT.

1988. Jean-Marie Le Pen, leader de l'extrême droite française, organise un rassemblement à Paris. Les confédérations syndicales appuyées par diverses associations réagissent en ordre dispersé.

2002. Suite à l’arrivée au second tour des élections présidentielles de Jean-Marie Le Pen, plus de 2,6 millions  de personnes participent aux manifestations du 1er mai.

2005. La CGT, la FSU, l’UNSA, Solidaires, l’UNEF, l’UNEL et la FIDL appellent à manifester le 1er mai, à 15h, de République à Nation. Pour les autres rendez vous, cliquez ici.

Pour en savoir plus :

Danielle Tartakowsky, La Part du rêve. Histoire du 1er mai en France, éd. Hachette, avril 2005.

Par Hugues
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Dimanche 14 mai 2006

Signer la pétition   

Pour en savoir plus, cliquer ici.

Par Hugues
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