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Lu dans la presse

Lundi 2 janvier 2006

 

 

M. de Villepin réfléchit à un contrat de travail unique,

avec deux ans de période d'essai

 

 

La bataille du contrat première embauche (CPE) n'est pas encore livrée, mais Dominique de Villepin et sa majorité préparent déjà celle qu'ils veulent mener avant l'été sur la remise à plat du droit du travail, et très certainement la redéfinition du contrat à durée indéterminée (CDI).

 

 

Après le contrat nouvelles embauches (CNE), pour les entreprises de moins de 20 salariés, et le CPE pour les jeunes de moins de 26 ans, le premier ministre est prêt à entamer une nouvelle étape. Selon nos informations, l'un des schémas étudiés par Matignon est celui de la généralisation de la période d'essai de deux ans introduite par le CPE et le CPE à tous les CDI et, parallèlement, la suppression des contrats à durée déterminée (CDD).

 

Dans la majorité, cette option est déjà largement discutée. Des députés proches du dossier mettent en avant l'avantage d'un régime juridique unique pour tous les salariés — un CDI nouvelle formule avec deux ans de période d'essai — qui rendrait plus difficile la discrimination par les banques ou les bailleurs entre CDD et CDI. Le CDI nouvelle formule reprendrait également les allégements de charge réservés aux jeunes par le CPE.

 

"PARTONS À L'OFFENSIVE !"

 

Interrogé, mercredi 25 janvier, sur cette hypothèse, Matignon indique que "la piste du contrat unique ne (nous) choque pas" mais "dément formellement" qu'une telle feuille de route soit d'ores et déjà fixée. "Le premier ministre s'est engagé à consulter les partenaires sociaux", insiste Matignon.

 

Le 16 janvier, M. de Villepin avait lui-même rappelé que "la troisième étape du plan de lutte contre le chômage dépend du dialogue avec les organisations syndicales". Mais, avait-il prévenu, "il faut aller vite, nous n'avons pas l'éternité devant nous. Je prendrai mes responsabilités et donnerai mes conclusions à l'issue des discussions".

 

Officiellement donc, Matignon indique : "Nous ne savons pas encore s'il faut aller vers un contrat de travail unique ou s'il faut multiplier les contrats dérogatoires pour vaincre les principales poches de chômage, comme dans les PME ou chez les jeunes." Le premier ministre avait reconnu, le 16 janvier : "Ce que je ne peux pas écarter, c'est la question d'une cohérence globale du contrat de travail et donc je me pose la question : faut-il un ou plusieurs contrats de travail ?"

 

Mardi 24 janvier au soir, c'est un premier ministre combatif et déterminé qui a défendu son projet de CPE devant les parlementaires de sa majorité, conviés à Matignon pour les voeux. Le projet de loi sur l'égalité des chances, qui inclut le CPE, sera discuté par l'Assemblée nationale à partir du 31 janvier. Plusieurs députés ont fait part de leurs inquiétudes face aux conséquences sociales de ce projet, notamment la manifestation annoncée des syndicats de salariés et des organisations lycéennes et étudiantes pour le 7 février.

 

Déterminé à faire reculer significativement le chômage avant la présidentielle, le premier ministre estime avoir épuisé les marges de manoeuvre budgétaires pour faire baisser les charges sur les bas salaires ou les jeunes. Et pense qu'il ne lui reste plus que la carte de la flexibilité.

 

M. de Villepin a donc remis les pendules à l'heure, mardi, face à sa majorité. Il l'a exhortée à ne pas reculer dans ce "combat pour la vérité", mettant en garde contre ceux qui mènent des luttes idéologiques et qui "veulent faire croire que les vessies sont des lanternes". Il a ainsi critiqué le président d'une importante organisation étudiante qui avait déclaré "qu'il vaut mieux, plutôt que le contrat première embauche, un CDD de deux ans". "Dans notre pays le CDD ne peut pas excéder dix-huit mois !" et "l'indemnité de rupture (est) supérieure dans un CPE", a répliqué M. de Villepin.

 

"Aujourd'hui c'est à nous de défendre le mouvement là où d'autres sont sur les lignes de conservation", a-t-il insisté. "Partons à l'offensive ! Nous pouvons avoir la tête haute face à l'opposition", avait-il déjà lancé, lors du déjeuner, avec des députés UMP. Sur cette ligne volontariste, il veut aussi couper l'herbe sous le pied de Nicolas Sarkozy, le président de l'UMP. Mardi, celui-ci n'a pas eu d'autre choix que d'assurer que "l'UMP sera à fond" derrière le premier ministre.

 

Christophe Jakubyszyn

Article paru dans Le Monde en date du 26-01-2006

Par Hugues
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Jeudi 5 janvier 2006

 La Légion du déshonneur

Sarkozy ne réserve pas le même sort à tous les délinquants multirécidivistes. C'est sur sa proposition que Pierre Bernard vient d'être élevé au rang de Chevalier de la Légion d'honneur. L'ancien-député et maire de Montfermeil, suppléant d'Éric Raoult, s'était fait connaître en 1988 en interdisant l'inscription d'enfants d'immigrés à l'école maternelle et à la cantine. Un forfait qui lui a valu d'être condamné, à plusieurs reprises, pour discrimination à caractère raciste. Ce ségrégationniste notoire fut également rappelé à l'ordre par la CNIL pour avoir fiché des immigrés. Il fonde et préside, jusqu'en 2004, le club d'extrême droite La France debout. En 1996, il assiste aux obsèques de l'ex-milicien Paul Touvier. En 2002, il est à nouveau condamné pour «diffamation raciale». En septembre 2005, le parquet de Bobigny requiert à son encontre six mois de prison avec sursis pour, avoir incité une vieille dame à ne pas vendre son pavillon à un couple d'Algériens. II est finalement relaxé, au contraire de son administrée. Familier des colonnes de Tribune nationaliste, l'organe du Parti nationaliste français et européen (PIIIFE), un groupuscule néonazi. Il a récemment rejoint le centre Charlier, le club de l'ex-député européen FN, l'intégriste catholique Bernard Antony, comme lui féroce opposant au droit à l'IVG.

 Rosa Moussaoui

In L'Humanité, 05-01-06

 

 

Par Regard
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Vendredi 6 janvier 2006

Wal-Mart à l’assaut du monde

En 1992, le président des Etats-Unis eut cette formule : « Le succès de Wal-Mart est le succès de l’Amérique. » Désormais, la multinationale de la distribution est devenue la plus grosse entreprise du monde. Et le dumping social qu’elle pratique – elle vient d’être condamnée à 172 millions de dollars d’amende pour avoir refusé à ses employés une pause-déjeuner – contamine l’économie occidentale. Ainsi, au nom de la lutte contre Toyota, General Motors, qui a déjà annoncé 30 000 suppressions d’emplois, entend imposer à ses ouvriers une baisse des salaires, et à ses fournisseurs une réduction de prix. Delphi, le plus gros équipementier américain, voudrait carrément payer ses salariés 9,50 dollars de l’heure au lieu de… 28 dollars actuellement. [Lire la suite]

Serge Halimi

In Le Monde diplomatique, Janvier 2006

Par Regard
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Vendredi 6 janvier 2006

 

 Pour y voir plus clair...

 Les cotisations sociales

Les cotisations sociales sont un élément prélevé sur la va­leur ajoutée pour financer la protection sociale. Cette par­tie de la richesse créée dans l'entreprise ne sert donc pas à rémunérer le capital. D'où la volonté des libéraux de dimi­nuer les « charges sociales » au nom d'un « coût du travail » trop important. Se joue bien ici le conflit de la répartition et de la croissance. Aujourd'hui, les cotisations sociales sont calculées sur la base des seuls salaires. Elles augmentent si les salaires augmentent. Couper ce lien en calculant les co­tisations sur toute la valeur ajoutée rendrait dépendant le financement de la Sécurité sociale de la hausse des profits dans un arbitrage favorable au capital contre l'emploi. 

La valeur ajoutée 

 

La valeur:ajoutée est la richesse créée à l'échelle d'une entreprise ou d'une nation. Elle s'obtient en soustrayant de la produc­tion totale, les consommations intermé­diaires (matières premières, énergie). Cette richesse est répartie entre trois éléments. Le premier est le salaire qui rémunère la force de travail. Les taxes (impôts) et les prélève­ments sociaux (cotisations sociales) sont le deuxième élément. Enfin, le troisième élément est constitué des profits qui rémunèrent le capital. Entre les deux premiers éléments et le troisième se joue un conflit de répartition.

Depuis les années quatre-vingt, la part des sa­laires dans la valeur ajoutée a diminué de 10 % en faveur des profits. Élargir l'assiette de cal­cul des cotisations sociales à l'ensemble de la valeur ajoutée, revient à faire dépendre le ni­veau de financement de la Sécurité sociale non plus de la seule évolution des salaires mais aussi de celles des profits. Dès lors, le mon­tant des cotisations sociales pourrait rester le même si l'entreprise réduit les salaires et l’em­ploi, tout en augmentant ses profits. Dit au­trement, la mesure proposée par Jacques Chi­rac est susceptible de renforcer les gestions en faveur de la rentabilité financière.

Extrait de L'Humanité, 06-01-06

Par Regard
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Mardi 10 janvier 2006

 

Rapport sur le SMIC : "tout à fait contestable", selon Maryse Dumas

 

Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT, a jugé vendredi "tout à fait contestable" le pré-rapport Combrexelle sur le Smic, rappelant que les syndicats n'étaient pas "demandeurs" de ce rapport, sur lequel ils doivent se prononcer d'ici à fin février.

"Ce ne sont pas les organisations syndicales qui sont à l'origine de ce rapport" destiné à servir de base à des négociations avec les partenaires sociaux autour du Smic, a affirmé à l'AFP Mme Dumas, ajoutant que les syndicats, et notamment la CGT, ont "clairement demandé le retour aux critères d'évolution du Smic qui existaient avant la loi des 35 heures".

Le rapport de Jean-Denis Combrexelle, directeur des relations du travail, est "tout à fait contestable", a-t-elle estimé, ajoutant: "d'ailleurs, si l'évolution du Smic était aussi catastrophique que le dit le rapport, on ne comprendrait pas pourquoi on a autant de mal à ce que les minima de branches soient mis au niveau du Smic".

"Par exemple, quand on compare l'évolution du Smic, qui serait supérieure à l'évolution des salaires, on compare ce qui n'est pas comparable, c'est-à-dire le Smic horaire avec l'évolution mensuelle des salaires, ce n'est pas acceptable", selon Mme Dumas.

"Le Smic a en fait peu d'impact sur la réalité des salaires en France", conclut-elle, s'appuyant notamment sur "des observations internationales, comme celles de l'OCDE, sur la faiblesse de l'impact des salaires minimum sur l'évolution des salaires".

Quant au lien de l'évolution du Smic avec l'emploi, évoqué par le rapport, il "fait plus appel à l'idéologie qu'à la réalité", affirme Maryse Dumas.

La revalorisation du Smic, décidée chaque année par le gouvernement, a un impact négatif sur l'emploi, en particulier peu qualifié, selon le pré-rapport Combrexelle transmis aux partenaires sociaux.

In AFP, 06-01-05

Par Regard
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Mardi 10 janvier 2006

Un rapport sur le SMIC au-dessous de tout soupçon

 

 

 

SALAIRE MINIMUM. Commandé par le ministre du travail, ce document tente de montrer que la revalorisation du SMIC joue contre l’emploi.

 

Q u'adviendra t-i1 du SMIC le 1er juillet prochain ? En juin dernier s'est achevée l'harmonisation progressive des différents salaires mini­mums créés lors du passage aux 35 heures. Pendant cette période, les règles légales d'évolution du SMIC ont été suspendues. En principe, cette année, il devrait à nouveau être indexé sur l'inflation, mais aussi sur l'évolution du pouvoir d'achat du salaire moyen - ce qui permet de lier le minimum légal au dévelop­pement économique du pays­ et bénéficier d'éventuels « coups de pouce », selon la vo­lonté politique du gouverne­ment. Mais le patronat, ju­geant, selon le mot d'Ernest ­Antoine Seillière, le SMIC « trop élevé », aimerait mettre un terme définitivement à ce mécanisme. Sans accéder directement à sa demande, le ministre du Travail, Gérard  Larcher, a commandé un rapport sur le sujet, qui vient de lui être remis, ainsi qu’aux partenaires sociaux.

 

Dressant d'abord un état des lieux, l'auteur du document, Jean-Denis Combrexelle, directeur des relations du travail au ministère, note que le nombre de smicards a pratiquement doublé depuis 1994, pour atteindre 15.5 % des salariés du privé. Une conséquence directe, « méca­nique », de la hausse du SMIC horaire, liée à la mise en oeuvre  des du SMIC. Le rapport pointe également : la situation d'infraction à la loi de nombreuses entreprises, puisque « les premiers niveaux des grilles de salariales restent inférieurs, au SMIC dans un grand nombre de branches» ; il y a même eu, en 2004, une « nette dégradation de la conformité ».

 

Si le SMIC horaire a été fortement relevé ces dernières années (plus 11,4 %) en conséquence de la réduction du temps de travail, il apparaît, contrairement à ce qu'affirme la propagande patronale, que cela n'a pas « excessivement » renchéri le «coût du travail », du fait de « la mise en oeuvre et l'approfondissement des allégements de charges » pratiqués depuis 1993.

 

S'agissant de l'impact sur la croissance, le rapport le juge «ambigu, car deux effets opposés se conjuguent » : la hausse des salaires entraîne une hausse du pouvoir d'achat des ménages, qui favorise la consommation, mais aussi une hausse des coûts de production, qui pénalise les investissements des entreprises et l'emploi, affirme­-t-il. C'est sur ce dernier aspect que l'auteur insiste, en mentionnant des études qui « concluent que le SMIC a un effet négatif sur l'emploi des jeunes et des moins qualifiés », mais en notant que, pour la plupart, cet effet est « limité ». Le rapport livre une estimation selon laquelle une hausse du pouvoir d'achat du SMIC de 1 % provoquerait la destruc­tion « de 4000 à 20000 emplois peu qualifiés à moyen long terme ». Selon d'autres études, cela entraînerait «une baisse de l'emploi des jeunes de 0, 1%». Le rapport note que ces calculs sont « assez fragiles ».  

 

Il n'en conclut pas moins que « le niveau du SMIC conduit un certain nombre d'experts à penser qu'une hausse sensible de celui-ci pourrait pénaliser l'emploi, les effets défavorables sur la demande de main-d'oeuvre des entreprises l'emportant sur les effets défavorables sur l'offre des salariés ». Il reprend ainsi l'axiome favori du MEDEF et va à rebours de ce qu'affirmait Jacques Chirac naguère - « la feuille de paie n'est pas l'ennemie de l'emploi ». Ce document « fait plus appel à l'idéologie qu'à la réalité », a commenté la dirigeante de la CGT Maryse Dumas, jugeant ce rapport « tout à fait contestable ». Le rapport ne fait aucune proposition quant au mode d'indexation du SMIC. La CGT et l'ensemble des syndicats ont « clairement demandé le retour aux critères d'évolution qui existaient avant la loi des 35 heures ».

 

Yves Housson

In L’Humanité,  10-01-06  

 
Par Regard
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Mercredi 11 janvier 2006

« Mon fils rentrait à la maison, à Tassin-la-Demi­Lune. Il attendait le bus à Lyon. Il a craché. Des policiers qui patrouillaient lui ont demandé si c'était lui l'auteur du crachat. Il a avoué son geste. Les policiers lui ont alors dit qu'il existait une loi datant de Pétain. Mon fils a dit qu'il ne la connaissait pas. Il s'est excusé. Mais les policiers n'ont rien voulu savoir », rapporte, dans le quotidien régional le Progrès, la mère d'un jeune de 16 ans. Ce dernier s'est donc vu dresser, pour « violation de l'interdiction de cracher dans une dépendance d'un service public », en référence à l'article 80-2 du décret 730 du 22 mars 1942, qui prévoit une contravention passible d'une amende de quatrième classe, un PV de 135 euros !

Mon propos n’est pas d’encourager les déjections salivaires. Au contraire, je trouve cet acte plutôt ragoûtant.  

A la lecture de cette actualité, ce qui m’a le plus étonné est que les lois pétainistes sont encore en vigueur. Très naïvement, je pensais que la législation vichyssoise avait été supprimée en même tant que L’Etat français ou tout au moins qu’elle était tombée en désuétude. Mais il semble qu’il n’en soit rien… Je trouve ça tout a fait scandalisant. Qu’une loi voir plusieurs lois de Vichy soient encore en vigueur, c’est inscrire pour partie la République dans la continuité de l’Etat français...

Par Hugues
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Jeudi 12 janvier 2006

Repère

 

Mai 1997. Un garçonnet de trois ans habitant dans un centre avicole de Hong Kong meurt d'une mystèrieuse grippe, bientôt suivi par cinq autres personnes. C'est la première fois que le virus H5N1 tue des hommes.

Fin 2003-2005. Plusieurs pays asiatiques sont touchés par le virus qui, sur ce continent, provoque au moins 74 décès chez l'homme en deux ans, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Fin juillet-début août 2005. Découverte de foyers de grippe aviaire en Sibérie, au Kazakhstan et en Mongolie. Fin août, les autorités russes annoncent que le virus a franchi l'Oural et touché la République de Kalmoukie, au bord de la mer Caspienne.

7 octobre. Découverte de cas de grippe aviaire parmi des canards dans le delta du Danube en Roumanie. Confirmation le 15 que le virus est bien le H5N1.

8 octobre. La Turqui annonce la mort de millers de dindes dans le nord-ouest du pays. Les tests confirment le 13 la présence du H5N1.

9 novembre. Une conférence mondiale sur la grippe aviaire adopte un plan d'action d'un milliard de dollars pour lutter contre la maladie.

16 novembre. Annonce chinoise des premières contaminations humaines. Au moins deux personnes mourront, dans l'Anhui (est) et le Hunan (sud).

29 décembre. Annonce chinoise d'un troisième décès humain survenu le 21 décembre dans le Fujian (sud-est).

1er au 10 janvier 2006. Les autorités turques dénombrent quinze cas de contamination chez l'homme, dont deux mortels.

Par Hugues
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Jeudi 12 janvier 2006

Quatre ans de non droit, de violence et d'opacité

  • Amnesty a rendu public trois nouveaux témoignages attestant de l'usage de mauvais traitements par les forces américaines et du transfert de prisonniers. "Ils ont pris un détenu et is sa tête dans la cuvette (...). Ensuite, ils ont tiré la chasse jusqu'à ce qu'il soit presque mort", "[Un soldat a] écrasé son visage sur le sol... Il yavait du sang partout".
  •  
  • Pour maintenir en vie, l'administration américaine injecte de la nourriture, de force et par le nez, aux prisonniers grévistes. "L'infirmier m'a enfilé un tube dans le nez si rapidement que j'ai commencé à m'étouffer, à saigner du nez et à cracher du sang. Il s n'ont pas utilisé d'anesthésiant."
Par Hugues
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Vendredi 13 janvier 2006

Abus de biens sociaux : une histoire de famille ?

Le procureur de la République de Paris a requis mercredi une peine de deux ans ferme contre Pierre-Philippe Pasqua, le fils de l'ancien ministre de l'Intérieur, soupçonné d'avoir bénéficié d'une commission occulte de 700.000 dollars à l'occasion du transfert du siège social de GEC-Alstom en 1994. Le parquet a également requis une amende de 200.000 euros et le maintien du mandat d'arrêt international, ainsi que des peines de prison avec sursis et des amendes à l'encontre de trois anciens dirigeants d'Alstom, Pierre Bilger, l'ancien PDG, Claude Darmon, ex-directeur de la branche transport, et Bernard Lebrun, ex-directeur financier.

A l'audience, Pierre Bilger a notamment accusé Charles Pasqua de l'avoir "racketté" lorsqu'il a voulu déménager le siège de sa société en 1994. "Il s'agissait d'une demande de rançon, de racket. On a versé cette commission la mort dans l'âme", a ajouté l’ex PDG d’Alstom Le procureur a objecté qu'il aurait dû refuser et dénoncer les faits à la justice.

Précision : Charles Pasqua, qui est âgé de 78 ans, est mis en examen depuis octobre 2004 pour ces mêmes faits, mais dans une procédure distincte instruite par la Cour de justice de la République, seule compétente pour enquêter sur des actes commis par des membres du gouvernement dans l'exercice de leurs fonctions. 

 Son procès pourrait attendre plusieurs années.

Réalisé à partir des dépêches de l’AP et de Reuters, en dates du 12-01-06.

Par Hugues
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