1er mai : kesako ?

Publié le par Hugues

 

Fête du travail ou Journée internationale des travailleurs ?  

Petit aperçu historique

1889. La IIe international, réunie à Paris. Il est alors décider de faire du 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures. La journée internationale des travailleurs est née.

1890. Premier ler mai en France. A Paris les guesdistes organisent une « mise en demeure » auprès des élus. Les guesdistes sont les disciples de Jules Guesde, le vulgarisateur du marxisme en France.

1891. À l'occasion du 1er mai, de graves incidents advenus à Fourmies se soldent par la mort de dix manifestants dont quatre femmes et un enfant, victimes des forces de l'ordre.

1906. A partir de 1901, la CGT affirme sa suprématie le premier mai. En 1904, son 7e congrès lui donne mandat « d'organiser une agitation intense et grandissante à l'effet que le 1er mai 1906, les travailleurs cessent d'eux même de travailler plus de huit heures ». La journée devient l'expression la meilleure de la « Grève générale » dont la confédération se réclame.

1919.  Ce premier 1er mai depuis la guerre 1914-118 a été précédé par une loi qui limite à 8 heures la journée de travail. Ce premier mai connaît la plus importante mobilisation de masse jamais réalisée depuis sa création. A Paris, de violents incidents se soldent par trois morts.

1937. Ce premier mai coïncide à quelques jours près avec le premier anniversaire de l'arrivé au pouvoir du Front populaire. Il revêt des allures de fête de souveraineté et réunit plus de manifestants qu'en 1919.

1941. le Maréchal Pétain institue une « fête du Travail » à la date du premier mai. La fête est légale et chômée.

1942. Le 1er mai 1942, les diverses composantes de la Résistance organisent des « manifestations patriotiques » d'ampleur et aux conséquences effectives pour le développement des combats.

1945. La CFTC refuse de participer au cortèges du premier mai à l'appel de la CGT. Elle cesse du moins d'organiser sa propre fête du travail le jour de l'Ascension et organise pour la première fois un meeting le premier mai.

1948. Le général de Gaulle organise la fête du RPF le 1er mai pour redonner à cette journée  « monopolisée par les séparatistes [la CGT] ce caractère de fête nationale qu'il lui avait conféré le 1er  mai 1942 ». La CGT-FO et la CGT manifestent en ordre dispersé.

1968. Ce premier mai qui précède de quelques jours les « événements de mai » atteint une ampleur jamais vu depuis la Libération. A Paris, la CGT renoue avec un défilé dans les rues pour la première fois depuis 1953.

1970. la CFDT défile pour la première fois aux côtés de la CGT.

1988. Jean-Marie Le Pen, leader de l'extrême droite française, organise un rassemblement à Paris. Les confédérations syndicales appuyées par diverses associations réagissent en ordre dispersé.

2002. Suite à l’arrivée au second tour des élections présidentielles de Jean-Marie Le Pen, plus de 2,6 millions  de personnes participent aux manifestations du 1er mai.

2005. La CGT, la FSU, l’UNSA, Solidaires, l’UNEF, l’UNEL et la FIDL appellent à manifester le 1er mai, à 15h, de République à Nation. Pour les autres rendez vous, cliquez ici.

Pour en savoir plus :

Danielle Tartakowsky, La Part du rêve. Histoire du 1er mai en France, éd. Hachette, avril 2005.

Publié dans Mobilisons-nous

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