Ainsi les caméras vidéos de la Place de la Nation n’auraient pas été branchées ce fameux 18 mars, alors que la grande manifestation prévue contre le CPE se terminait précisément à cet endroit. Qui peut croire que ces caméras, branchées en permanence habituellement, ne l’auraient pas été justement un jour de grande manifestation ?
De plus, les centaines de photos, les dizaines de films, pris ce soir-là, au moment où les événements se sont produits, ne « seraient pas probants » selon cette même enquête. Des images qui ont fait le tour des télévisions et des journaux, seraient jugées peu exploitables... Y compris celles qui montrent clairement Cyril pris sous la charge policière, puis son état après leur passage.
S’il était confirmé que l’enquête de l’IGS vise ni plus ni moins à enterrer cette embarrassante affaire, ce serait la preuve que son unique objectif était bien de « couvrir » les forces de l’ordre par tous les moyens. Cette hypothèse ne nous surprendrait malheureusement pas, tant il est vrai que depuis le début de cette affaire, toutes les « fuites » de l’enquête de l’IGS, ont servi à salir Cyril et à disculper les forces de l’ordre.
Nous nous interrogeons également sur l’attitude du ministre de l’Intérieur. Lors de notre entrevue le 21 mars dernier, Monsieur Sarkozy s’était engagé à nous transmettre toutes les informations qu’il aurait en sa possession. Le lendemain il avait affirmé à l’assemblée nationale « qu’on devait la vérité à son syndicat, à sa famille ». Une vision très particulière de la vérité....
Quant à la fédération SUD PTT et à la famille, nous rappelons que nous avons déposé une plainte auprès du doyen des juges d’instruction de Paris. Il nous paraît positif sur cette affaire, que ce soit à un juge d’instruction sur le point d’être désigné, qu’il incombe la charge d’établir les responsabilités.
our ce qui concerne l’état de santé de Cyril : il s’améliore doucement, il n’est plus sous assistance respiratoire.
Communiqué de Sud-PTT, 19-04-2009.
Pour en savoir plus : - consulter le site Sud-PTT
- lire « La faute à la victime »