Les conditions de travail en Inde et au Bengladesh

Publié le par Hugues

 

Comment meurent les bateaux et qui coud ma chemise ?

mis à jour le 30 mars 2006

 

Investigation. Depuis le 13 mars, L’émission là-bas si j’y suis diffuse une série de reportages consacrée aux conditions des travailleurs en Inde et au Bengladesh.

Au mois de février, au moment où le Clemenceau se dirigeait vers l’Inde,  Daniel Mermet et son acolyte Gil Anquivil ont décidé d’y voir plus clair en se rendant dans cette partie du monde. De cette investigation est née une série de reportages intitulée « Comment meurent les bateaux et qui coud ma chemise ? » et diffusée sur France Inter, dans l’émission Là-bas, si j’y suis. Véritables enquêtes anthropologiques, ces reportages nous offrent une vision méconnue ou du moins mal connue des conditions de vie des salariés d’Inde et du Bengladesh. Le site non officiel de l’émission de radio, La-bas.org, offre la possibilité d’écouter ou de réécouter ces reportages.

Ces investigations sont accompagnées de photographies prises par Daniel Mermet : cliquez ici.

1er volet : « E-waste »

« E-waste » : déchets électroniques ordinateurs, téléphones portables...).

Au nom du "recyclage", les pays occidentaux envoient en Inde ces déchets au traitement jugé trop polluant ou trop peu rentable.

Le volume des déchets électroniques augmente de façon exponetielle et plusieurs des composants utilisés sont toxiques (cadmium, plomb, mercure).

La vie des travailleurs, des enfants en particulier, sous-payés, est mise en danger d’autant plus que les conditions de travail demeurent inadaptées aux substances manipulées.

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Sur les chantiers d’Alang

Les chantiers asiatiques de démolition des navires ont pris de l’ampleur dans les années 1980.

Ils couvrent actuellement 95% du marché de démantèlement naval.

Parmi eux, le chantier d’Alang, en Inde, est le plus gros site de démolition du monde.

Rencontre avec des ouvriers livrés au danger de l’amiante, notamment, sans protections ni droits.

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Sur les chantiers de Chittagong au Bangladesh

Au sud du Bangladesh, près de Chittagong, à Sitakundu, les bateaux affluent pour y mourir.

Ces carcasses porteuses d’amiante et autres produits toxiques, les pays riches n’en veulent plus et ne veulent pas payer le prix de leur recyclage.

Alors à bas prix, sans protection, l’Inde ou le Bangladesh font le travail. Les ouvriers devraient porter des scaphandres, l’amiante et les déchets devraient être transportés dans de doubles sacs étanches et placés dans des containers de transports adaptés pour être conduits dans des décharges adaptées mais cette solution est trop coûteuse...

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L’usine de textile de Chittagong

Dans une usine de textile, où les ouvriers sont des femmes et des enfants. le salaire moyen au Bangladesh est de 14 euros par mois, les conditions de travail sont aussi dérisoires que le "coût de la main d’oeuvre".

En quelques minutes, un incendie a détruit l’usine de textile KTS après l’explosion d’une chaudière. Un millier d’employées se trouvaient dans l’usine lors de l’incendie, 80 ont été hospitalisées et près de cent portées disparues.

L’industrie textile emploie plus de 2 millions de personnes au Bangladesh et représente près des deux tiers des exportations du pays.

"Consommer toujours plus et moins cher" dans les pays occidentaux c’est travailler toujours plus et moins payé dans les pays en voie de développement ...comment l’ultra libéralisme ne profite qu’aux moins nombreux ...

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Dacca en cyclo-pousse...

Dacca est la capitale du Bangladesh, avec 10 millions d’habitants. Une ville embouteillée en permanence. On compte environ plus de 300 000 rickshaws, des cyclo-pousses. Parcours périlleux dans Dacca entre manifestations, rickshaws, charrettes, motocyclettes, étales...

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Ballade musicale

Ballade finale avec Giv Anquetil et Daniel Mermet pour quitter l’Inde et le Bangladesh.

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