"Il n'y a pas de fatalité au dérapage des dépenses hospitalières.
Les hôpitaux doivent absolument tenir leur budget en 2006."
Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et des Solidarités.
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"Il n'y a pas de fatalité au dérapage des dépenses hospitalières.
Les hôpitaux doivent absolument tenir leur budget en 2006."
Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et des Solidarités.
Saint Sharon
« Deux poids, deux mesures » : cette expression caractérise à merveille la couverture médiatique comparée de l’attaque cérébrale du premier ministre Ariel Sharon et de la maladie, puis de la mort, de l’ancien président Yasser Arafat, en novembre 2004. La disparition du premier représenterait une « menace pour la paix », quand celle du second éliminait un « obstacle à la paix ».
Paradoxal échange de rôles. Abou Ammar a conduit l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) de la lutte armée, parfois terroriste, pour la disparition d’Israël au combat politique et diplomatique afin de créer à ses côtés un Etat palestinien indépendant. Le vieux général, lui, a pris part à toutes les guerres d’Israël, y compris cette guerre que représenta la colonisation dont il fut l’architecte. Et il a attaché son nom à une série de massacres (1) : les médias mentionnent souvent ceux de Sabra et Chatila, perpétrés par les Forces libanaises avec la complicité de ses hommes, plus rarement les autres commis par eux seuls : Kibya (1953), la passe de Mitla (1956), la bande de Gaza (1971), sans oublier la reconquête sanglante de la Cisjordanie (2002).
Certes, mais le « bulldozer » se serait soudainement converti au pacifisme, avec… Lire la suite.
Dominique Vidal
Le Monde diplomatique, février 2006.
L’intégralité de l’article sera disponible dans le courant du début du mois de mars.
193 000
C'est le nombre de journées individuelles non travaillées recensée en 2004,
soit une baisse de 14 % en un an et de 50 % depuis 1996.
La conflictualité au travail serait-elle en voie d'extinction ?
" Il n'y aura pas de feu rouge.
Je suis persuadée que les entreprises embaucheront des jeunes en CPE, en créant de nouvelles fonctions et de nouveaux postes."
Laurence Parisot, Présidente du Medef.
A Paris, des prostituées dénoncent le harcèlement policier
PROSTITUTION. Des « traditionnelles » du bois de Vincennes ont occupé hier une agence ANPE.
Elles ont pris Nicolas Sarkozy au pied de la lettre. Hier matin, une trentaine de prostituées du bois de Vincennes ont occupé une agence ANPE dans le XIIe arrondissement de Paris. « Puisque le ministre fait tout pour que l'on ne puisse pas pratiquer notre métier, alors on vient en réclamer un autre ! » explique Muriel, le visage barré par d'épaisses lunettes de soleil. Une action en forme de pied de nez, histoire d'illustrer le désarroi de ces « traditionnelles » qui dénoncent le véritable harcèlement policier qui les empêche de travailler.
« Depuis les lois Sarkozy, ils peuvent nous embarquer pour racolage passif, rappelle Françoise, présidente de l'association Femmes de droit- Droit des femmes, qui regroupe des prostituées traditionnelles, des chercheurs, des juristes, etc. Mais comme les magistrats ne suivent presque jamais, les policiers utilisent désormais un autremoyen pour nous chasser : le PV. » Et depuis six mois, la situation serait devenue intenable dans le bois de Vincennes.
La plupart de ces prostituées indépendantes exercent dans des camionnettes, stationnées ici et là le long des allées bitumées. « Chaque jour, six policiers du commissariat du XIIe viennent nous emmerder, raconte Sandra, la quarantaine. C'est 35 euros le premier PV, puis 90 euros, etc. Une amie en a ainsi cumulé pour 240 euros en une demi-heure ! Ce sont de jeunes flics, agressifs, qui jouent aux cow-boys : ils nous tutoient, nous disent: "Barrez-vous, Chirac veut pas de putes ici !" »
Pourtant, ces prostituées estiment tout faire pour ne pas troubler le voisinage. Selon une « charte » informelle, elles se sont engagées à ne pas travailler les mercredis et les week-ends, ni aux abords des terrains de sport, à calfeutrer les vitres de leurs véhicules, à garder une tenue correcte. « Les réseaux de filles africaines sont partis et les maires des communes voisines ont reconnu que d'énormes efforts avaient été faits. Malgré tout, les flics continuent de s'acharner », s'énerve Muriel.
Comme les autres, cette dernière refuse de quitter le bois de Vincennes. « Les policiers nous disent d'aller plus loin, dans les bois de Melun-Sénart. Mais là-bas, c'est justement tenu par des réseaux. Les filles doivent payer 300 euros à des proxénètes... Ici, on est indépendantes et en sécurité. On veut juste que l'on nous laisse tranquilles. »
Après trois heures d'occupation, les prostituées ont quitté l'agence ANPE. Elles ont obtenu un rendez-vous aujourd'hui avec le responsable du commissariat du XIIe.
Laurent Mouloud
L’Humanité, 21-02-2006.
90
élèves d'un lycée professionnel de Saint-Girons, en Ariège, ont été exclus trois jours pour "être sortis" manifester contre le CPE.
" J'ai toujours dialogué avec Alessandra Mussolini.
Personne ne peut douter de son attachement à la démocratie."
Silvio Berlusconi, président du conseil italien.
Pour en savoir plus sur Berlusconi et Alessandra Mussolini, cliquez ici.
Les pères, les premiers expulsés
Le ministre a demandé de ne pas expulser les enfants scolarisés. Résultat : les préfets expulsent les pères et laissent les mères et les enfants sans avenir.
Aéroport de Lyon Saint-Exupéry, samedi à midi. Plus d'une dizaine de militants du réseau Éducation sans frontières de l'agglomération lyonnaise sont là, près de la zone d'embarquement de la Turkish Air Line, tracts sous le bras. Les passagers ne manquent pas, en ce début de vacances : touristes, étudiants, parents pour une courte visite. Une délégation du réseau de Mâcon a fait le trajet pour soutenir Sahin Akdag, marié, père de deux enfants, l'un en maternelle l'autre en primaire, arrivé en 2002 de Turquie et qui n'entend pas y retourner. Les passagers sont surpris, « si on veut le renvoyer, c'est qu'il est coupable de quelque chose », dit une jeune fille qui écoute soigneusement les explications complémentaires. Le réseau des salariés de l'aéroport va fonctionner aussi. La police n'intervient pas contre les distributeurs de tracts.
Sahin Akdag sort du centre de rétention entre des policiers, mais refuse de monter dans l'avion. Il n'est pas embarqué de force. Consigne du préfet qui sait que des spectateurs n'accepteraient pas sans réagir à une évacuation musclée ? Qui sait que la situation de Sahin ne mérite peut-être pas ce renvoi ? L'homme est reconduit au centre de rétention. En attendant une autre occasion, plus discrète, de le faire partir. Au centre de rétention de Lyon-Saint-Exupéry, il n'est pas le seul Turc. Six ont commencé une grève de la faim, il y a sept jours, contre leur expulsion. Trois ont déjà été mis dans l'avion.
Sahin Akdag n'est pas un père isolé. Il y a quinze jours, Oumar Diallo était contraint d'abandonner sa famille à Cholet où la mobilisation continue pour obtenir son rapatriement. Cette semaine, à Troyes, dans l'Yonne, un père de quatre enfants scolarisés et d'un bébé à naître, et à Bagneux, dans l'Essonne, celui d'un enfant ont été expulsés. À Hendaye, Csaba Samuk, roumain, est en centre de rétention alors qu'il est marié et qu'il a cinq enfants scolarisés. Tout se passe comme si la circulaire qu'a été contraint de prendre le ministre de l'Intérieur pour autoriser les enfants à terminer leur année scolaire en France permettait de fragiliser un peu plus des familles où, culturellement, le père joue le rôle prédominant. Ainsi, quand les nouvelles contraintes de sa future loi sur le regroupement familial seront votées, pas une mère n'aura les moyens suffisants, hors allocations familiales, si elles en ont, pour faire revenir son mari. Et toute la famille pourra être renvoyée sans état d'âme et sans examen sérieux. Joli calcul.
Émilie Rive
L’Humanité, 20-02-2006.
Retrouver les principales mesure de l'avant projet de loi sur l'immigration, cliquer ici.
110 000 cas
de chikungunya ont été enregistrés à La Réunion depuis début 2006,
a annoncé le ministre de la Santé Xavier Bertrand. Dans le même temps, l'épidémie du chikungunya a provoquée directement ou indirectement 52 décès.